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Un peu d’histoire


Saint-Clément de Régnat



Altitude : 320 m. Superficie : 1481 hectares.
Canton d’Aigueperse de 1790 à 1800.
Appartient actuellement au canton de RIOM

La commune est formée de cinq hameaux :


Population :
1846 : 1 125 habitants.
1975 : 375 habitants,
1982 : 370 habitants.
1999’: 450 habitants
2005’: 443 habitants


Origine du nom

Clément est le nom de plusieurs Saints dont celui d’un pape du 1er siècle ; Régnat vient vraisemblablement d’un patronyme gallo-romain Renius, suivi du suffixe acum.
D’après la toponymie, le peuplement du territoire, situé au nord du grand marais, doit être très ancien ; en effet le hameau de Cresneuil, selon Dauzat, tirerait son nom du celte Crennoialum - de crenno : arbre.
La paroisse existait avant le XIIIe siècle., l’église est moderne mais conserve quelques traces de construction romane. Sur un contrefort sud est encastrée une dalle carolingienne. Saint-Clément avait un prieuré dépendant de l’abbaye Saint-Alyre de Clermont, c’était le prieur qui nommait le curé. Vers 1733, la paroisse comptait 300 communiants.
On ne connaît pas de faits marquants dans l’histoire du village, sauf son pillage en 1431 par le routier Rodrigue de Villandrando.
Jusqu’en 1789, il y eu plusieurs fiefs dans la paroisse : Saint-Clément , Cresneuil et Champrobert.
Saint-Clément, après avoir appartenu à la famille de Chauvigny, passa au début du XVe s. à celle des Montmorin ; en 1649 par le mariage de l’unique héritière, la petite seigneurie échut à Laurent de Sercey.
Cresneuil était divisé en deux. Une partie dépendait d’Effiat (canton actuel d’Aigueperse) et suivit toujours son sort. L’autre en 1660 appartenait à Gilbert Reynaud, avocat en Parlement ; sa famille la conservera jusqu’en 1789 et y résida dans un château dont il ne reste qu’une tour.
Champrobert fut depuis la fin du XVIe s. propriété de plusieurs familles d’origine bourgeoise ; en 1789, c’était Jean Pellard, bourgeois de Clermont.
L’élégant petit château est de construction relativement récente ; il sera plusieurs fois vendu au cours du XIXe s. Il possédait une chapelle. Dans son voisinage, sur un sol sableux, on trouve quelques vignes. En 1788, le rôle de la taille comptait 87 propriétaires assujettis dont 12 payaient moins de 5 livres et étaient donc dans une demie indigence. Par contre, 55 payaient plus de 30 livres, proportion plus élevée que dans la plupart des villages voisins, c’est parmi eux que l’on trouve tous les dirigeants de la communauté (membres de la municipalité, greffier du conseil, répartiteurs des impôts).

En avril 1751, Saint -Clément connut quelque agitation. «’Le sieur La Treilhe, curé, cédant au premier cri de sa conscience avoit prêté serment aux acclamations de ses paroissiens ; deux de ses collègues voisins du canton de Randan l’effrayent par des menaces et le forcent de la manière la plus scandaleuse à se rétracter...Les habitants de Saint-Clément, indignés, se disposoient à lui faire un mauvais parti s’il eût osé raparoître dans leur paroisse’». Par la suite, le calme semble avoir régné dans le village.
En 1929, un sondage fait pour rechercher un éventuel gisement de pétrole est descendu à 567 mètres, il n’a rencontré que différentes couches de marnes stériles.

L’église actuelle

Elle a été profondément remaniée à plusieurs époques. De beaux modillons à copeaux sous les toitures du bas-côté nord, une dalle gravée à motif cruciforme réutilisée dans un contrefort ainsi que le clocher porche percé d’une longue meurtrière sont les vestiges d’une construction fortifiée probablement d’époque romane.
L’ensemble a été en grande partie reconstruit à l’époque gothique. Au narthex font suite trois nefs de deux travées voûtées de croisées d’ogives de même hauteur avec doubleaux séparatifs. Les larges arcades assurant la communication reposent sur un unique pilier. Le ch’ur de plan pentagonal est éclairé par trois baies en plein cintre. Les deux petites chapelles orientées sont à trois pans.
Le clocher rectangulaire construit en pierre claire a reçu postérieurement des baies polylobées en pierre de Volvic.
Il est couvert de petites tuiles plates, alors que la nef l’est en tuiles mécaniques et le chevet en ardoises.
Elle conserve les statues de Saint Clément en pape, de Saint Roch, de Sainte Catherine, de Saint Austremoine, de deux Vierges à l’Enfant et des stalles aux miséricordes richement sculptées.

Source : histoire des communes du Puy-de-Dôme - Edition HORVATH




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